Posté par Véro le 15 - 10 - 2014

La nuit je mens.

noir3« Je suis assise dans la presque nuit et le sommeil ne vient pas. Le sommeil a souvent du retard avec moi. Il va voir tous les autres enfants, en prenant son temps, avant de terminer ici, dans ma chambre. »

Ce soir là c’est la grand-mère d’Angèle qui la garde. Les caresses-papillons et les mots doux qu’elle lui murmure au pied de son lit ne suffiront pas à rassurer la noir1petite fille. Grand-mère est partie depuis longtemps déjà qu’Angèle ne dort toujours pas.

Alors cette fois-ci la petite fille décide d’affronter ses peurs et de descendre toute seule retrouver sa grand-mère. Elle compte ses pas pour se donner du courage et aussi parce qu’elle aime bien les chiffres, surtout le huit. Alors elle essaie de compter jusqu’à huit tout en marchant même si les chiffre se bousculent un peu dans sa tête.

« J’avais dit que j’arrêtais de compter mais je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. J’ai le vertige. Je m’appuie aux murs pour assurer mon équilibre. J’ai peur de tomber, ça m’évite de penser à toutes mes autres peurs. »

En descendant ainsi les escaliers de sa maison seule dans la nuit, la petite Angèle ne va pas qu’au devant de ses peurs. Elle court aussi sans le savoir au devant d’un secret, celui de sa maman lorsqu’elle-même était enfant. Un doux secret qui permettra peut-être à la petite fille de vaincre ses propres angoisses.

Un bien joli récit où trois générations de femmes sont délicatement mises à l’honneur. Dans toute la première partie du roman qui se passe dans l’obscurité, textes et illustrations se découpent en blanc sur fond noir et c’est franchement surprenant et très réussi.

Cette aventure nocturne se transforme presque en quête initiatique sous la plume poétique des deux auteurs, Alex Cousseau et Valie Le Gall.

Les illustrations de Loïc Froissart quant à elles sont à regarder de près parce qu’elle regorgent de petits détails et accompagnent avec sensibilité ce texte plein de charme.

J’ai beaucoup aimé, je crois d’ailleurs que j’aime Alex Cousseau en fait. noir2La preuve.

C’est à lire avant de se coucher ou en cachette quand on ne dort pas, dès 8 ans.

« Une indienne dans la nuit ». Texte d’Alex Cousseau et Valie Le Gall. Illustrations de Loïc Froissart. Editions du Rouergue. Collection Zig Zag. 6,80 €

 

 

 

 

 

 

Catégories: Je lis tout seul

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