Posté par Véro le 02 - 09 - 2015

Do la honte

Dorian, le jeune héros de ce roman est lui dans une toute autre situation et même s’il s’en défend, même s’il les aime, ses parents lui font honte. Vraiment honte.

Il faut dire que le tableau familial n’est vraiment pas reluisant: un petit frère attardé, un père ventripotent au look discutable, au sourire édenté et une mère qui n’a plus rien d’une mère. Une femme usée par l’alcool et la dépression, qui passe le plus clair de ses journées au fond du canapé.

Alors Dorian a décidé qu’il devait tout faire pour les éloigner le plus possible de sa vie de collégien, éviter qu’ils ne soient convoqués par les profs et ne jamais revivre l’expérience humiliante qu’il avait connue en école primaire. Ce fameux jour où il s’était blessé bêtement et où sa mère avait débarqué à l’école, vociférante et complètement débraillée. Le regard des autres à ce moment-là, des adultes surtout, il ne l’oubliera jamais.

Du coup, Dorian fait tout pour filer droit, pour ne pas se faire remarquer, pour ne jamais se blesser ou tomber malade; Hors de question de revivre pareille humiliation.

Les choses se compliquent lorsqu’une petite frappe du collège commence à le harceler et le faire chanter. Pris dans son secret familial, sa honte et sa double vie, Dorian n’a personne à qui se confier, personne auprès de qui se tourner: « Pas la peine de me précipiter chez moi, y’a rien là bas qui pourrait m’aider, me sortir de cette sale histoire. Une mère en morceau devant une série, une cuisine dégueu avec une table sur laquelle c’est même pas pensable de poser un cahier (…), un père pas encore rentré qui n’aura plus la force d’écouter ce qu’on lui raconte quand il piquera la place de ma mère sous la couverture marron, et un frère muet qui sait pas se moucher ».

Dans ce tableau assez noir, il y malgré tout la douce Sarah et surtout l’espoir chevillé au corps de ce jeune garçon malmené par l’existence qui croit dur comme fer à un avenir meilleur.

Et puis il y a l’eau aussi, presque un personnage à part entière de ce court roman, l’eau purificatrice, l’eau comme source de vie, l’eau qui va couler sous les ponts et changer peut-être la donne…

Un jeune héros fort et attachant, une lecture émouvante et pleine d’espoir malgré tout pour les cœurs sensibles, qui peut se lire sans problème dès 12 ans .

do« Do la honte ». de Raphaële Frier. Collection Zestes. Editions Rue du Monde. 9,50 €


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